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mercredi 28 juin 2023

Innovation – Prise en charge des Vbg : La riposte d’Enda Santé en Casamance

Enda Santé a ouvert un centre de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (Vbg) en Casamance fortement touchée par le phénomène...

Enda Santé a ouvert un centre de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (Vbg) en Casamance fortement touchée par le phénomène. Le dispositif englobe des services sociomédicaux, psychologiques et tout l’accompagnement nécessaire dans un même site.

Par Khady SONKO – Il y a les Violences basées sur le genre (Vbg) en direction des femmes et aussi de groupes vulnérables. Ziguinchor est la troisième région la plus touchée par ce phénomène après Diourbel et Fatick avec un taux de 66% dans les ménages, selon Enda Santé. «Si l’on tient compte des résultats de l’Enquête démographique et statistique (Eds), les trois régions de la Casamance naturelle constituent le peloton de tête. Sédhiou, Kolda et Ziguinchor ont des indicateurs assez inquiétants concernant les grossesses précoces, les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines. On n’a pas fait d’enquête récente par rapport aux violences mais dans la dernière Enquête démographique et statistique de l’Ansd, on se retrouve avec des taux supérieurs à 70% de femmes excisées», regrette Marie Tall. La chargée de programme en Santé de la reproduction à Enda santé, basée au bureau de Ziguinchor, s’exprimait à l’issue d’un séminaire de renforcement des capacités des femmes des médias pour une meilleure prise en charge des Vbg au Sénégal. Cette formation entre dans le cadre du programme Renforcement du rôle et de la place des sociétés civiles du Sud dans la mise en œuvre d’un agenda 2030 transformateur.
204 cas de grossesse
Par rapport aux grossesses précoces, Mme Fall, la responsable genre à l’inspection d’Académie de Ziguinchor, informe : «Rien que pour l’année scolaire courante, 204 cas de grossesse ont été référés», sans compter ceux qui passent entre les mailles du filet. «204 élèves ont une grossesse qui va les obliger de quitter l’école ou perdre une à deux années de scolarité, c’est vraiment un problème qu’il faut combattre», dénonce Marie Tall.

En savoir plus: https://lequotidien.sn/innovation-prise-en-charge-des-vbg-la-riposte-denda-sante-en-casamance/

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